Article paru dans

du 10 novembre 2016

 

SOS Kids Vietnam
 Petite association, grands effets

 

Bilan des 15 ans

Construction de 2 dispensaires.

6 écoles maternelles et primaires.

Soutien de 2 centres pour enfants
de la rue à Hô-Chi-Minh-Ville.

Scolarisation de 800 enfants
âgés de 3 à 12 ans.

Une fermette éducative dont la production satisfait 50 % de la consommation de 145 élèves

 

Marlyse Michaud avec, dans ses mains, une reconnaissance
du gouvernement local Nord-Vietnamien, pour tout le travail accompli.

SOS Enfants des rues du Vietnam, basée à Cessy, fête ses 15 ans d’existence
 Une toute petite organisation non-gouvernementale (ONG), mais très efficace !  

La parole à Marlyse Michaud, présidente de la structure : « Par nos actions de rénovation, de construction, d’aménagement, de formations, nous apportons à des enfants orphelins ou déshérités un peu de joie, de bonheur, d’espoir. Nous leur donnons l’envie d’étudier pour devenir autonomes, respectables, des citoyens. »

Cette ONG, si elle est petite par sa taille, est reconnue pour sa redoutable efficacité.

Dans le hall d’entrée du Paccom (People Aid Co-ordinating) de Hanoï, une organisation gouvernementale vietnamienne qui gère toutes les activités des ONG internationales, il y a la carte du Vietnam, et la liste des réalisations des diverses ONG. « Nous y figurons en très bonne place à côté de l’Unicef, la Croix-Rouge, de Terre des Hommes », signale Marlyse.

Travailler pour et avec les enfants

Educatrice pour la petite enfance de formation, pendant longtemps directrice d’une crèche à Genève, Marlyse se devait « de travailler avec et pour les enfants ». Elle effectue un premier séjour de six semaines au Vietnam, où elle rencontre une ONG vietnamienne qui lui permet de visiter des endroits interdits, comme les décharges publiques où vivaient des enfants des rues.

Le secret de la réussite

« J’ai fait une première visite dans un centre pour enfant à Hô-Chi-Minh-Ville. J’y ai vu des enfants avec des yeux sans expression, aucune émotion dans le regard, ils avaient des boutons de culotte à la place des yeux… » Pour elle, c’était inconcevable, il fallait faire quelque chose pour qu’ils retrouvent leur sourire d’enfant. Elle avait sa petite idée.

Le pari de Marlyse, c’est de réaliser un projet du début à la fin. Les débuts ont été difficiles, elle a misé sur les relations personnelles, sur la fondation d’amitiés solides, solvables et durables.

Et maintenant ?

Lors de son dernier séjour au Nord-Vietnam, en août 2016, elle a reçu des remerciements officiels de la part des autorités du district de Dien-Bien-Tong (80 km de Dien-Bien-Phu), où elle a aidé à construire six écoles. « Une petite fille est venue me prendre dans ses bras : Merci madame pour l’école que vous nous avez construite . Ce fut un moment émouvant, extraordinaire, que je n’oublierai jamais. »

Repartant sur plusieurs projets, SOS-Kids est à la recherche de fonds et de bénévoles. « Si notre antenne de Genève reçoit 3 000 CHF par année de la commune de Bellevue, nous préparons des dossiers de demandes d’aides publiques ; nous acceptons les dons privés et organisons des marchés de Noël, des lotos… c’est beaucoup de travail, les coups de main sont les bienvenus ! »

Si le cœur vous en dit   
  www.soskidsvietnam.org

 

Redonner l’espoir aux enfants les plus démunis

 

L'école district de Dien-Bien-Tong.

SOS-Kids Vietnam est une toute petite ONG basée à Cessy et à Genève, reconnue officiellement par le gouvernement vietnamien.

L’objectif de SOS-Kids est de venir en aide aux enfants les plus démunis du Vietnam : orphelins, enfants des rues et, en particulier, les enfants ethniques des montagnes du nord-ouest.

L’association apporte son aide concrète et financière au niveau de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’environnement et du développement économique des régions.

 Sa philosophie

L’un des principes fondamentaux est de constituer une aide par les Vietnamiens et pour les Vietnamiens, en respectant les normes vietnamiennes, la culture, l’histoire, d’apporter une aide matérielle efficace, de donner sans rien attendre en retour, d’utiliser la main-d’œuvre locale, le savoir, les produits locaux, de ne pas payer pour des intermédiaires, et de construire une relation durable, de confiance avec les partenaires locaux.

Parmi les dernières réalisations, une école pour 145 élèves comprenant un projet pédagogique de petite ferme (avec les enseignants d’une classe de 15 élèves de 8 à 11 ans) qui donne de la nourriture fraîche en quantité suffisante pour les 40 orphelins de l’internat.

Le système fonctionne tellement bien qu’il a été pris en exemple et introduit par les autorités du district dans d’autres écoles primaires des villages montagnards.

 

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